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Sujet : La part de l’hérédité dans l’étiologie des cancers

Répondu le samedi 12 juin 2010 par Assani Bilkiss

Les jumeaux fournissent un terrain idéal pour apprécier les parts respectives de l’hérédité et des facteurs environnementaux dans le risque de cancers. Globalement, les jumeaux d’une personne atteinte de cancer avaient un risque accru d’avoir le même cancer. Cela est particulièrement évident pour le cancer de l’estomac, colorectal, du poumon, du sein et la prostate. Le jumeau d’un jumeau monozygote homme qui avait le cancer de l’estomac avait un risque de cancer de l’estomac qui était de 9,9 fois supérieure à celle du jumeau monozygote d’une personne sans cancer de l’estomac. La concordance cancer de l’estomac chez les jumeaux monozygotes mâles était de 0,08 ; ce qui signifie qu’il ya une probabilité de 8% que le jumeau identique d’un homme atteint du cancer de l’estomac ait le même cancer. La concordance est généralement inférieure à 0,10 et aucune concordance n’a été observée pour les cancers à neuf sites (non-hodgkinien lymphome, la maladie de Hodgkin, et le cancer de la lèvre, cavité buccale, pharynx, les reins, la thyroïde, os et des tissus mous). Pour les cancers dans la plupart des autres sites, la concordance entre les jumeaux monozygotes, mâle ou femelle, a été supérieure à la concordance entre les jumeaux dizygotes. Pour le cancer de l’estomac, par exemple, l’héritabilité était estimée à de 28 pour cent de la variation de la susceptibilité à cette tumeur, les effets environnementaux partagés à 10 pour cent, et les effets environnementaux non partagés à 62 pour cent. Autrement dit, ces estimations indiquent que des différents facteurs qui, ensemble, constituent le total risque de développer le cancer de l’estomac, les gènes hérités contribuent pour 28% du risque, les effets environnementaux partagés contribuent pour 10%, et les facteurs environnementaux non partagés constituent 62% du risque.
Au total, le jumeau du monozygote avec cancer avait plus de risque que le jumeau du monozygote sans cancer. De plus, le jumeau du monozygote avec cancer présentait plus de risque que le jumeau du dizygote avec cancer. Tout ceci démontre bien l’implication des gènes car les jumeaux monozygotes partagent tous les gènes alors que les jumeaux dizygotes ont en commun 50% de leurs gènes. Ce qui explique que la concordance soit plus élevée chez les monozygotes que les dizygotes. Toutefois, les évaluations de la contribution de l’hérédité et de l’environnement à la cause du cancer dans les études de jumeaux ont eu un effet relativement faible sur la recherche et la pratique clinique, parce que non seulement les jumeaux sont rares, mais également peu de registres de jumeaux reviennent assez loin dans le temps pour fournir suffisamment de cas de cancer pour tirer des conclusions fiables.

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