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Sujet : La part de l’hérédité dans l’étiologie des cancers

Répondu le jeudi 10 juin 2010 par Malergue Christelle

Les jumeaux monozygotes (issu d’un même oeuf) partagent 100% des gènes, les jumeaux dizygotes ou faux jumeaux partagent 50% des gènes.

Au sein d’une famille, les études et corrélations pour l’apparition des cancers ne peuvent pas toujours permettre de départager l’influence de l’environnement ou de l’hérédité. De plus, on connaît peu l’influence des gènes récessifs , des gènes à pénétrance faible et des prédispositions dûes à un ensemble de gènes, ou du à un gène qui aurait muté, dans le développement d’un cancer. Les études menées sur des familles permettent uniquement d’estimer le rôle des gènes dominants.

Les études sur les jumeaux au contraire permettent de faire la part des choses entre l’influence de l’hérédité et celle de l’environnement.

Pour les jumeaux homozygotes dont l’un d’eux a un cancer, on recherche l’apparition du même cancer chez son pair : si le même cancer se déclare, la part génétique est probablement prépondérante.
On compare par rapport à la population de jumeaux dizygotes, si celle-ci ne déclare pas dans des proportions significatives le même cancer, on conclue à un rôle prépondérant des facteurs génétiques.
Les dizygotes en effet sont une population de référence pour laquelle l’environnement "joue un rôle à 50% " (ont seulement 50% de gènes communs).
La puissance de cette étude de cohorte sur 45000 paires de jumeaux permet d’affiner suffisamment les résultats pour avoir des conclusions statistiquement valables.

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