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Sujet : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

Répondu le mardi 25 janvier 2011 par Loko Yeyinou Laura

L’incinération est aujourd’hui un mode de traitement fortement contesté. Tout projet d’implantation d’usine d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) se heurte à de fortes résistances locales qualifié de syndrome NIMBY. Cet acronyme est censé traduire l’attitude d’opposition d’une population locale vis-à-vis d’un projet lorsque celui-ci est susceptible d’entrainer certaines nuisances ou modifications, réelles ou supposées du cadre de vie. Cependant, l’enquête de la D4E révèle que les ménages sont prêtes à accepter le risque s’ils sont dédommagés (dédommagement moyen compris entre 68 et 85 €/ménage/an) et inversement, les ménages sont en moyenne prêts à contribuer entre 40 et 54 €/an, s’ils ont en échange l’assurance de la disparition des nuisances par fermeture de l’incinérateur. Cette contribution monte à 135 – 175 € s’il s’agit de déplacer un projet d’implantation initialement prévu à proximité. L’écart très significatif entre ces deux capacités à payer montre l’importance, du point de vue économique, du syndrome NIMBY : on est prêt à payer bien davantage pour éviter de subir des nuisances, que pour supprimer des nuisances déjà subies.

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