Retour aux questions Question sur : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité En réponse à :

Sujet : Usines d’incinération d’ordures ménagères : risques et acceptabilité

Répondu le vendredi 7 janvier 2011 par Emmanuelle Beaugrand

L’exposition aux dioxine est très difficile à estimer.
Il est établi que 90 à 95 % de l’exposition est d’origine alimentaire : l’exposition dans ce cas n’est pas liée au lieu de résidence mais à la provenance de la nourriture consommée. L’exposition dans ce cas ne peut être estimée que par des biomarqueurs : le lait maternel (mais cela restreint la population étudiée) ou dosage sanguins qui sont difficiles à réaliser (nécessite du matéreil sophistiqué et une quantité importante de sang).
D’autre part, une étude autour de l’incinérateur de Besançon a montré une plus forte probabilité de développer un certain type de cancer pour les riverains les plus exposés aux fumées des incinérateurs, mais dans ce cas, la voie d’exposition n’a pas pu être établie.

La perception des nuisances des incinérateurs par la population est particulièrement subjective : puisque ce sont les personnes qui ne vivent pas à coté d’une telle usine qui les redoutent le plus. Celui apparait dans l’étude de D4E et est confirmé par la polémique de Fos sur Mer : personne ne veut d’une usine d’incinération à proximité de chez lui, mais les riverains ne se plaignent quasiment d’aucune nuisance.

Les craintes sont liées à la proximité physique de l’usine et de ses fumées (qui sont perceptibles) mais ne semble pas liées à la dioxine potentiellement contenue dans l’alimentation (qui n’est pas perceptible).

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